Une société de gestion de portefeuille (SGP), que l’on appelle aussi maison de gestion, est l’entreprise qui gère les fonds que vous achetez dans une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres. La France en compte 671, qui gèrent 5 421 milliards d’euros. Plutôt qu’un palmarès, ce panorama présente onze sociétés de gestion représentatives, explique comment elles travaillent, comment elles sont rémunérées et comment elles arrivent jusqu’à vous, souvent par l’intermédiaire d’un conseiller.
Qu’est-ce qu’une société de gestion ?
Une société de gestion est une entreprise agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour gérer l’argent de tiers. Elle conçoit et gère des fonds (OPCVM, fonds d’investissement alternatifs, ETF) et, pour certaines, des mandats de gestion pour des clients fortunés ou des institutions.
Elle ne garde pas votre argent : les actifs des fonds sont conservés par un dépositaire, une banque distincte, et restent la propriété des porteurs de parts. Si la société de gestion disparaît, la gestion du fonds est transférée ou le fonds est liquidé à leur profit.
Le secteur est concentré et en recomposition. Selon l’Association française de la gestion financière (AFG), la France compte 671 sociétés de gestion à fin 2025, contre 708 au point haut de fin 2021, et seulement 13 nouvelles structures ont été créées en 2025. Les encours gérés depuis la France atteignent 5 421 milliards d’euros, en hausse de 8 % sur un an, dont 3 964 milliards dans des fonds et le reste en mandats.
671
sociétés de gestion agréées en France fin 2025, qui gèrent 5 421 milliards d’euros, dont 3 964 milliards dans des fonds.
Source : AFG, panorama de la gestion pour compte de tiers, mars 2026.
Pour un épargnant, la distinction compte : quand vous comparez deux fonds, vous comparez deux sociétés de gestion, avec leurs équipes, leur philosophie et leurs frais. Le contrat d’assurance-vie ou la banque n’est que le canal d’accès.
Comment fonctionne une société de gestion ?
Une société de gestion vit des frais prélevés sur les fonds qu’elle gère, en pourcentage des encours. Sa qualité dépend de ses équipes de gestion, de la constance de sa méthode et de son actionnariat, qui conditionne son indépendance et sa stabilité.
Des équipes et un style de gestion
Le cœur d’une société de gestion est son équipe de gérants et d’analystes, et le style qu’elle applique. Certaines font de la gestion active de conviction : elles choisissent une quarantaine de sociétés qu’elles jugent sous-évaluées ou de grande qualité, et acceptent de s’écarter fortement de l’indice. D’autres pratiquent une gestion plus diversifiée, des gestions flexibles qui font varier la part d’actions selon les marchés, ou de la gestion indicielle, qui réplique un indice à bas coût via des ETF. Un même style appliqué pendant des décennies, avec des gérants stables, est souvent un meilleur signe qu’une performance brillante sur un ou deux ans : les sociétés qui ont changé d’équipe ont souvent changé de résultats.
Un modèle économique fondé sur les frais
Chaque fonds prélève des frais de gestion annuels, inclus dans les « frais courants » indiqués dans le document d’informations clés (DIC). Pour un fonds actions géré activement et vendu aux particuliers, ils se situent souvent entre 1,5 % et 2,2 % par an, contre 0,1 % à 0,4 % pour un ETF. S’y ajoutent parfois une commission de surperformance, prélevée quand le fonds bat son indice, et des frais d’entrée, rarement appliqués en assurance-vie en ligne. Une partie des frais de gestion est reversée aux distributeurs (banques, assureurs, conseillers) : c’est la rétrocession, détaillée plus bas.
Exemple : sur 100 000 € placés dans un fonds aux frais courants de 1,80 %, vous payez 1 800 € par an, prélevés directement sur la valeur du fonds. Sur un ETF à 0,20 %, la facture serait de 200 €. L’écart n’est justifié que si la gestion active rapporte durablement plus que l’indice après frais.
Indépendantes ou filiales de grands groupes
Les sociétés de gestion dites indépendantes appartiennent à leurs fondateurs et à leurs salariés. Leur intérêt est d’aligner les gérants sur les clients sur le long terme ; leur risque est la dépendance à quelques personnes clés. Les filiales de banques ou d’assureurs (Amundi pour le Crédit Agricole, Natixis Investment Managers pour BPCE, Generali Investments pour Generali) disposent de moyens importants et de réseaux de distribution captifs. Entre les deux, de nombreuses « boutiques » ont été rachetées par des groupes tout en gardant leur marque et leurs équipes : c’est le cas de DNCA, Sycomore ou La Financière de l’Échiquier.
Notre sélection : onze sociétés de gestion représentatives
Voici les onze sociétés de gestion retenues dans ce panorama, avec leurs principales caractéristiques, puis une fiche pour chacune.
Notre sélection
Type de page : panorama non classé ; les sociétés sont regroupées par famille, puis par ordre alphabétique.
Critères d’inclusion : agrément AMF ou forte présence en France, fonds accessibles aux particuliers (assurance-vie, PER, PEA, compte-titres), plus d’un milliard d’euros d’encours, au moins dix ans d’historique.
Données relevées le : 30/10/2026.
Sources : AFG, AMF, rapports et communications des sociétés de gestion.
Aucune société n’a payé ni n’a été sollicitée pour figurer dans ce panorama.
Les sociétés de gestion indépendantes
Les sociétés de gestion indépendantes appartiennent à leurs fondateurs et à leurs équipes. Elles sont souvent associées à un style de gestion marqué et à des fonds emblématiques qui existent depuis plusieurs décennies.
Carmignac
Fondée en 1989 par Édouard Carmignac et Éric Helderlé, Carmignac est détenue par la famille du fondateur et par ses salariés. Sa réputation s’est construite sur la gestion flexible : Carmignac Patrimoine, fonds diversifié qui fait varier sa part d’actions, et Carmignac Investissement, fonds d’actions internationales, sont présents dans la plupart des contrats d’assurance-vie. La société est aussi reconnue en obligations avec Carmignac Sécurité et développe des fonds à échéance et, depuis 2026, une offre de private equity. Après plusieurs années de décollecte, elle a retrouvé la croissance : ses encours sont repassés à 40,9 milliards d’euros fin 2025. Environ trois quarts de ses encours proviennent de clients intermédiés, c’est-à-dire distribués par des banques, des assureurs et des conseillers.
Comgest
Fondée en 1985, Comgest est détenue à 100 % par ses fondateurs et ses salariés, qui fonctionnent comme une association de partenaires. Comgest ne gère que des actions, selon un style « qualité et croissance » : elle sélectionne des entreprises à la croissance régulière et prévisible, qu’elle conserve longtemps, sur tous les marchés, développés comme émergents. Comgest Monde et la gamme Comgest Growth en sont les fonds phares. Ce style a traversé une année 2025 difficile, défavorable aux valeurs de croissance de qualité, ce qui rappelle qu’aucune méthode ne gagne tous les ans.
Pour qui : un épargnant qui veut une poche d’actions internationales de long terme, investie dans des entreprises solides, et qui accepte des périodes de retard sur l’indice quand le marché privilégie d’autres styles.
Moneta Asset Management
Créée en 2003 par des gérants issus d’une grande banque, Moneta Asset Management est détenue par ses gérants et salariés. Elle est spécialisée dans la sélection d’actions françaises et européennes, de toutes tailles, à partir d’une analyse approfondie des entreprises, et son fonds Moneta Multi Caps est l’un des plus connus de la catégorie actions françaises. Petite par la taille, elle illustre le modèle de la boutique entrepreneuriale qui a fait la réputation de la gestion française.
Pour qui : un investisseur en PEA qui cherche une gestion active d’actions françaises, sur un horizon d’au moins huit ans, et qui veut diversifier son portefeuille au-delà des grands acteurs.
Les sociétés de gestion affiliées à un grand groupe
Beaucoup de sociétés de gestion françaises connues appartiennent aujourd’hui à une banque ou à un assureur, tout en conservant leur nom, leurs équipes et leur méthode. Pour l’épargnant, le groupe apporte des moyens et une distribution ; il faut seulement surveiller que la culture de la boutique survive à l’intégration.
Amundi
Créée en 2010 par le rapprochement des activités de gestion du Crédit Agricole et de la Société Générale, Amundi est le premier gestionnaire d’actifs européen, avec 2 380 milliards d’euros d’encours fin 2025. Elle est cotée en Bourse et contrôlée à environ 69 % par le Crédit Agricole. Amundi couvre toutes les classes d’actifs et est l’un des principaux émetteurs d’ETF en Europe, dont une large gamme éligible au PEA. C’est aussi le premier acteur de l’épargne salariale, dont elle gère plus de 100 milliards d’euros. Pour un particulier, elle est souvent présente sans qu’il le sache, dans les contrats des réseaux du Crédit Agricole et de la Société Générale.
DNCA
Fondée en 2000, DNCA est une société de gestion affiliée à Natixis Investment Managers, la branche de gestion du groupe BPCE. Elle a connu une croissance exceptionnelle : ses encours sont passés de 38 milliards à 53,9 milliards d’euros en 2025, grâce surtout au fonds obligataire flexible DNCA Invest Alpha Bonds, qui pèse près de la moitié de ses actifs. Son fonds d’allocation prudente DNCA Invest Eurose est un classique des contrats d’assurance-vie. Le revers de ce succès est une forte concentration sur un fonds, à surveiller.
Pour qui : un épargnant prudent ou équilibré qui cherche des fonds obligataires ou d’allocation, en sachant qu’une part importante de la société repose sur un seul fonds.
La Financière de l’Échiquier (LFDE)
Fondée en 1991, La Financière de l’Échiquier a longtemps été l’une des grandes sociétés de gestion indépendantes françaises, avant d’être intégrée en 2023 à La Banque Postale Asset Management, puis fusionnée en 2024 avec Tocqueville Finance. Elle gère environ 28 milliards d’euros fin 2025, dont 15 milliards pour compte de tiers. Ses fonds de conviction, comme Échiquier Agenor (petites et moyennes valeurs européennes) ou Échiquier Arty SRI (allocation prudente), sont très présents chez les conseillers en gestion de patrimoine.
Pour qui : un investisseur qui cherche des fonds de conviction sur les actions européennes, en particulier les petites et moyennes valeurs, souvent accessibles en PEA et en assurance-vie.
Mirova
Créée en 2012 au sein du groupe BPCE, Mirova est une société de gestion affiliée à Natixis Investment Managers entièrement consacrée à l’investissement durable et à impact : actions, obligations vertes, infrastructures de transition énergétique et capital naturel. Elle s’adresse aux épargnants qui veulent que leur argent finance des activités ayant un effet environnemental ou social mesurable, et publie des indicateurs d’impact pour ses fonds.
Pour qui : un épargnant qui place la mesure de l’impact au premier rang de ses critères, et qui accepte des portefeuilles plus concentrés sur certains secteurs, comme les énergies renouvelables, avec la volatilité qui en découle.
Sycomore Asset Management
Fondée en 2001, Sycomore Asset Management est une pionnière de l’investissement responsable en France. Generali en a pris le contrôle en 2019 et en détient désormais environ 99 %. Ses encours ont progressé de près de 20 % en 2025 pour dépasser 9 milliards d’euros, mettant fin à deux années de rachats liés au recul de l’intérêt pour les fonds ESG. Plus des deux tiers de ses encours sont labellisés selon la nouvelle version du label ISR. Les fonds Sycomore sont très présents dans les contrats d’assurance-vie de Generali.
Le projet de rapprochement entre Natixis Investment Managers et Generali Investments, annoncé en janvier 2025, a été abandonné fin 2025 : DNCA, Mirova et Sycomore restent donc dans des groupes distincts.
Les sociétés de gestion patrimoniales et les spécialistes
Deux autres familles comptent pour un épargnant aisé : les sociétés de gestion issues de banques d’affaires ou de banques privées, réputées pour leur gestion patrimoniale, et les spécialistes d’une classe d’actifs, en particulier le crédit et le non coté.
Edmond de Rothschild Asset Management
Filiale du groupe familial Edmond de Rothschild, banque privée franco-suisse, cette société gère des fonds actions, obligataires et diversifiés, avec une tradition de gestion patrimoniale et une présence forte sur les obligations convertibles et les fonds d’allocation. Elle s’adresse à la fois à la clientèle de la banque privée du groupe et, via les conseillers et les assureurs, à une clientèle plus large.
Pour qui : un épargnant qui cherche des fonds d’allocation ou de convertibles gérés dans une logique patrimoniale, accessibles via de nombreux contrats d’assurance-vie distribués par des conseillers.
Lazard Frères Gestion
Filiale de gestion française de la banque d’affaires Lazard, Lazard Frères Gestion est connue pour ses fonds de gestion patrimoniale et obligataires et pour une gestion de conviction, avec des équipes stables. Elle gère des fonds ouverts aux particuliers et des mandats pour une clientèle fortunée. Ses fonds figurent régulièrement parmi les lauréats des récompenses de la profession dans les catégories obligataires.
Pour qui : un épargnant prudent ou équilibré qui privilégie une gestion obligataire et patrimoniale reconnue, ou un patrimoine important qui envisage un mandat de gestion.
Tikehau Capital
Fondée en 2004 et cotée sur Euronext Paris, Tikehau Capital est spécialisée dans les actifs privés et le crédit : dette privée, capital-investissement, immobilier, et fonds obligataires dont plusieurs fonds datés. Pour un particulier, elle donne accès à des classes d’actifs autrefois réservées aux institutionnels, notamment via des fonds non cotés logés en assurance-vie ou des fonds européens d’investissement à long terme (ELTIF). Ces placements sont moins liquides et comportent un risque de perte en capital.
Pour qui : un épargnant qui a déjà constitué son socle et veut diversifier une petite part de son patrimoine, typiquement 5 à 10 %, vers la dette privée ou le non coté, sans besoin de liquidité à court terme.
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Nous contacterQuelle place pour les sociétés de gestion dans un patrimoine ?
Les fonds des sociétés de gestion forment le moteur de la partie non garantie d’un patrimoine financier. On y accède par une enveloppe, et on les combine selon son horizon et sa tolérance au risque.
Le rôle de chaque type de fonds
Un portefeuille de 300 000 € en assurance-vie pourrait par exemple combiner un fonds euros pour la partie sécurisée, deux fonds diversifiés pour le socle, deux ou trois fonds actions de styles différents et un ETF mondial pour réduire le coût moyen. Mélanger les sociétés de gestion et les styles évite de dépendre d’une seule équipe.
Par quelle enveloppe y accéder
Les fonds se détiennent le plus souvent en unités de compte dans une assurance-vie ou un PER, dont le catalogue est choisi par l’assureur : un contrat donne accès à quelques dizaines ou quelques centaines de fonds. Le PEA n’accepte que les fonds investis à au moins 75 % en actions européennes. Le compte-titres permet d’acheter presque tous les fonds commercialisés en France. Avant de choisir un fonds, vérifiez donc qu’il est disponible dans votre enveloppe.
Sociétés de gestion et cabinets de gestion de patrimoine : comment fonctionne la relation ?
La plupart des particuliers n’achètent pas directement auprès des sociétés de gestion : ils passent par un distributeur, banque, assureur ou conseiller en gestion de patrimoine (CGP). Comprendre ce circuit permet de savoir ce que l’on paie et pourquoi un fonds plutôt qu’un autre est proposé.
Plateformes et référencement
Les sociétés de gestion consacrent des équipes commerciales aux conseillers indépendants, qu’elles rencontrent, forment et informent. Pour qu’un conseiller puisse proposer un fonds à son client, le fonds doit être référencé dans le contrat d’assurance-vie ou sur la plateforme qu’il utilise, c’est-à-dire l’intermédiaire qui lui donne accès à des contrats d’assureurs et à des centaines de fonds. Le référencement résulte d’une sélection par l’assureur ou la plateforme, et d’accords de distribution avec la société de gestion. En pratique, le conseiller ne peut proposer que les fonds présents dans les contrats qu’il distribue : deux conseillers travaillant avec des plateformes différentes n’auront pas le même choix de fonds.
Les rétrocessions sur frais de gestion
La rémunération la plus courante d’un conseiller est la rétrocession : une partie des frais de gestion du fonds est reversée chaque année au distributeur, sans facture séparée pour le client. Si vous détenez 100 000 € dans un fonds aux frais courants de 1,80 % et que la moitié est rétrocédée, la société de gestion conserve 900 € par an et le distributeur en perçoit 900 €. Les droits d’entrée, quand il y en a, reviennent en général en totalité au distributeur.
Ce modèle a un avantage : le conseil semble gratuit, ce qui le rend accessible. Il a aussi un risque : un fonds plus cher, qui reverse davantage, peut être préféré à un fonds moins cher de qualité équivalente. C’est pourquoi la réglementation l’encadre.
Ce que dit la réglementation
Depuis l’entrée en application de la directive européenne MIF 2, le 3 janvier 2018, une rétrocession n’est autorisée que si elle améliore la qualité du service rendu au client et qu’elle lui est communiquée. Deux cas l’interdisent : le conseil dit « indépendant », où le conseiller doit reverser les rétrocessions au client et se rémunère par honoraires, et la gestion sous mandat. Le distributeur doit remettre une estimation des coûts avant la souscription, puis, au moins une fois par an, un relevé des frais effectivement payés, rétrocessions comprises, en euros et en pourcentage.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
- Les frais courants de chaque fonds, dans son DIC, et la part reversée au distributeur, indiquée dans les annexes de frais du contrat ou sur demande.
- Le relevé annuel des coûts et frais, à demander s’il ne vous est pas envoyé.
- Le statut de votre conseiller : conseil indépendant ou non, mode de rémunération, inscription au registre ORIAS.
- La présence de fonds de plusieurs sociétés de gestion dans vos propositions : un portefeuille composé d’une seule société mérite une explication.
Notre analyse
Les rétrocessions ne sont pas un problème en soi : elles financent un conseil que beaucoup d’épargnants ne paieraient pas sous forme d’honoraires. Le vrai sujet est la transparence et le niveau total des frais. Un portefeuille dont les frais courants moyens dépassent 2 % par an doit rapporter nettement plus que l’indice pour être justifié ; mélanger fonds de gestion active et ETF est souvent un bon compromis. Demander le relevé annuel des frais à son conseiller est un réflexe simple et légitime.
Comment choisir un fonds et une société de gestion ?
Choisir un fonds revient d’abord à choisir une équipe et une méthode, puis à vérifier que le prix est justifié. Quelques critères concrets permettent de trier.
- La constance : un même gérant ou une même équipe depuis au moins cinq ans, et une méthode qui n’a pas changé.
- La performance sur longue période, comparée à l’indice et à la catégorie, après frais, sur cinq et dix ans, et pas seulement sur l’année écoulée. Les notes Morningstar ou Quantalys aident au tri, à condition de regarder leur date.
- Les frais courants, comparés à la moyenne de la catégorie et à l’ETF équivalent.
- La taille du fonds : trop petit, il risque d’être fermé ; très gros et concentré dans une société de gestion, il peut devenir dépendant d’un seul produit.
- L’actionnariat de la société de gestion et les changements récents (rachat, fusion, départ de gérants).
- Le niveau de risque (indicateur de 1 à 7 du DIC) et l’horizon recommandé.
Les signaux d’alerte
Une performance récente spectaculaire mise en avant sans historique long, des frais d’entrée élevés, un fonds proposé uniquement parce qu’il est en tête du dernier palmarès, une société de gestion absente de la base GECO de l’AMF ou figurant sur ses listes noires.
FAQ
Quelle est la plus grande société de gestion française ?
Amundi, filiale du Crédit Agricole, est la plus grande société de gestion française et européenne, avec 2 380 milliards d’euros d’encours fin 2025. Elle gère des fonds de toutes classes d’actifs, des ETF et l’essentiel de l’épargne salariale en France.
Une société de gestion peut-elle faire faillite avec mon argent ?
Non. Les actifs d’un fonds n’appartiennent pas à la société de gestion : ils sont conservés par un dépositaire, banque distincte, et restent la propriété des porteurs de parts. Si la société de gestion disparaît, la gestion du fonds est transférée ou le fonds est liquidé au profit des porteurs.
Qu’est-ce qu’une société de gestion indépendante ?
C’est une société de gestion détenue par ses fondateurs et ses salariés, et non par une banque ou un assureur, comme Carmignac, Comgest ou Moneta. Ce statut favorise l’alignement à long terme des gérants avec les clients, mais ne garantit ni la performance ni des frais plus bas.
Mon conseiller est-il payé par les sociétés de gestion ?
Souvent, oui, sous forme de rétrocessions : une partie des frais de gestion des fonds qu’il vous recommande lui est reversée chaque année. C’est légal si cela vous est communiqué et améliore le service. Un conseiller indépendant au sens de MIF 2 doit en revanche vous reverser ces sommes et se rémunère par honoraires.
Comment savoir quelle société gère un fonds de mon assurance-vie ?
Le nom de la société de gestion figure dans le document d’informations clés (DIC) de chaque fonds, disponible dans votre espace client ou sur le site de la société de gestion. Le code ISIN du fonds permet aussi de le retrouver dans la base GECO de l’AMF.
Faut-il préférer un ETF à un fonds géré activement ?
Cela dépend. Un ETF coûte beaucoup moins cher et suit son indice. Un fonds géré activement peut faire mieux, notamment sur les petites valeurs, les obligations ou en période de baisse, mais une majorité de fonds actions ne bat pas son indice après frais sur longue période. Combiner les deux est fréquent.




